Les fleurs de pêcher de Nhât Tân. Photo: VNA

 

Ce village floricole, appelé jadis Nhât Chiêu, est connu pour deux types de fleurs de pêcher: l’un avec des pétales roses clairs, et l’autre avec des pétales roses foncés presque rouges. 

On raconte que le roi Quang Trung, après avoir vaincu les troupes Tsing durant le Têt de l’année Ky Dâu (1789), fit porter de Thang Long (Hanoi) à Phu Xuân (actuelle ville de Huê), la plus belle branche de pêcher de Nhât Chiêu, pour l’offrir à son épouse, la princesse Ngoc Hân et lui annoncer la bonne nouvelle. Cette branche représente l’attachement de la population de Thang Long au héros national. 

Alors que le Têt du Chien approche à grand pas, les gens affluent vers les vergers de Nhât Tân pour acheter, louer, ou simplement admirer les pêchers et prendre des photos souvenirs. 

Les vieux y viennent pour se souvenir d’un village floral qui perdure dans la mémoire des Hanoiens, depuis une centaine d’années. Quant aux jeunes, ils veulent retrouver les souvenirs d’un village floral dont leurs parents parlent souvent, où l’image des pêchers figure dans les livres, les poèmes et la mémoire des Hanoiens. 

Selon les anciens de Nhât Tân, le pêcher préfère les terrains sableux. Le sol de Nhât Tân est donc tout à fait adapté. Un pêcher similaire ne grandirait pas aussi bien ailleurs.

Pour pouvoir proposer de belles branches de pêchers, les horticulteurs s’y prennent plusieurs semaines, voire plusieurs mois à l’avance. Tout est calculé pour que la floraison se produise pendant le Têt. 

On peut trouver à Nhât Tân de grands pêchers bien taillés qui coûtent une fortune. Il ne suffit pas d’acheter l’arbre, il faut aussi trouver le pot adéquat et ce n’est pas si simple, même si visiblement, les pots en céramique ou en bronze ont la côte. 

Annonciateur du printemps, le pêcher est un arbre incontournable pour le  Nouvel An lunaire. Avec l’arrivée du printemps revient le soleil. La présence du pêcher dans la maison signifie celle du ying qui balaie le froid de l’hiver et réchauffe l’univers. 

À côté des fleurs de pêchers, la présence d’autres fleurs relève la vie printanière de ce village horticole. C’est le cas des chrysanthèmes, des roses, des violettes, des lilas et des kumquats. Ils font leur entrée dans le centre-ville de Hanoi sur les motos ou les vélos des marchands ambulants.

CPV/VNA