Le marché du "nón lá" de Chuông se tient les 4e, 10e, 14e, 20e, 24e et 30e jours de chaque mois lunaire. 

Malgré les vicissitudes historiques, le métier s'est transmis de génération en génération. Les villageois en sont toujours très fiers, et se disent que les habitants de Chuông se doivent de savoir fabriquer des chapeaux coniques. 

Comme d’autres villages de métier traditionnel, celui de Chuông a connu ces dernières années une passe difficile, car la demande intérieure en "nón lá" a fortement baissé. Les villageois cherchent donc à étoffer leur offre, et misent particulièrement sur les chapeaux au service des touristes et de l’exportation. Les "nón lá" actuels sont de formes et tailles très diverses. Outre les produits à usage quotidien, on y trouve aussi ceux à vocation purement décorative.    

Quelques images :     

 Dès 5 heures du matin, de nombreuses personnes sont présentes au marché avec toutes sortes de produits. Les matières premières pour fabriquer un "nón lá" se vendent au marché.

 Les chapeaux coniques du village de Chuông sont préférés par les consommateurs grâce à leur prix raisonnable, leur bonne qualité et leur facilité d’utilisation. En plus du marché domestique, ils sont exportés à l’étranger. 

 Un chapeau conique de Chuông nécessite environ cinq heures de travail, avec une concentration totale.

 Un chapeau conique coûte de 40.000 à 60.000 dôngs en fonction de sa qualité.

 Les chapeaux coniques de Chuông ne cessent de changer de modèle et de style pour répondre aux goûts des Vietnamiens comme des étrangers. Photo: Tienphong

Aujourd’hui, les villageois ont toujours la passion de leur métier: la fabrication de "nón lá" est non seulement un moyen de gagner leur vie, mais aussi une tradition et, plus encore, l’âme du village de Chuông.

CPV (Photo: HNM)