L'escrime vietnamienne est présente à l’échelle régionale. Photo : CVN

 

Actuellement, le pays compte sept clubs professionnels d’escrime à Hanoï, Hô Chi Minh-Ville, Hai Phong, Quang Ninh, Thanh Hoa, Hai Duong et Bac Ninh ainsi que le Club de la Police du peuple. Ce chiffre reste relativement faible face au potentiel de ce sport au Vietnam. Mais investir dans l'escrime coûte cher, plusieurs milliards de dôngs en moyenne chaque année.

Une épée aux normes internationales vaut entre 5 et 8 millions de dôngs. Donc, la plupart des athlètes d'escrime vietnamiens s'entraînent avec des épées de mauvaise qualité, achetées pour quelques centaines de milliers de dongs. M. Phung Lê Quang, directeur du département d'escrime du Département général des sports et de l'éducation physique déclare : "Nous avons tout mis en place pour aider les localités à développer ce sport, mais le problème de financement reste central. L'escrime est une discipline onéreuse, il est donc difficile de la démocratiser".

Hanoï tient à développer ce sport "aristocratique" et compte trois équipes de niveaux différents dont une composée d’athlètes particulièrement doués. L’équipe de Hanoï est nombreuse et termine régulièrement en tête des compétitions nationales. Cependant, le déséquilibre de l’investissement injecté dans les différents clubs est un frein au développement de l'escrime vietnamienne. Le président du club d'escrime de Hanoï, Pham Anh Tuân déclare: "Nous voulons que l’escrime soit présente dans plus de localités afin que l’équipe de Hanoï puisse affronter des escrimeurs plus motivés et expérimentés".

Malgré l’investissement consacré à l’escrime à Hanoï ces dernières années, l’équipe rencontre encore des difficultés, notamment dans l’équipement, les entraînements et la compétition. Actuellement, les athlètes de Hanoï utilisent de vieux équipements pour l’'entraînement parce que le club rencontre des difficultés procédurales. Au même moment, dans d'autres clubs, l’élan de la discipline se tarit, en particulier à Hai Phong et Hai Duong faute d'équipement et de sportifs.

Pour résoudre ce problème, Pham Anh Tuân a mis en place une stratégie. Il a proposé aux sous-groupes de l'équipe nationale de s’entraîner dans les clubs en difficulté. M. Tuân a déclaré : "Auparavant, l'équipe nationale d'escrime des jeunes était concentrée en un seul endroit. Mais maintenant, pour développer le sport à travers le pays, les sous-groupes de l’équipe nationale sont répartis dans différentes localités afin d’améliorer le niveau des athlètes locaux et aider les autorités  locales à mesurer le potentiel de l'escrime".

En outre, pour que l’escrime vietnamienne se hisse à la hauteur des Jeux d'Asie du Sud-Est et des Jeux olympiques, il est important que l’équipe nationale participe à des tournois internationaux. Si le budget accordé aux compétitions internationales d’escrime est élevé, c’est un sacrifice nécessaire pour que le Vietnam s’inscrive aux Jeux olympiques de 2021.

Pour réaliser cet objectif compliqué, la fédération nationale d’escrime se doit de mettre en place une stratégie où gestionnaires, experts et passionnés d’escrime pourront coopérer. 

CPV/CVN