L'acier et le fer sont le groupe des produits du Vietnam les plus exportés vers l'Asean. Photo: vneconomy

Avec 660 millions d’habitants, l’ASEAN constitue un «marché» dynamique et très potentiel pour les entreprises du monde.

En particulier, la création officielle de la Communauté économique de l’ASEAN (CEA) fin 2015 a représenté un progrès significatif dans le processus d’intégration des économies de l’ASEAN, en créant un marché régional unique pour la production et la circulation des biens, des services, des capitaux et des travailleurs qualifiés.

Près de 3 ans après la création de la CEA, les marchandises des économies de la région ont afflué massivement au Vietnam, et ce alors que les entreprises vietnamiennes exploitent peu les potentialités qu’offre ce grand marché. Autrement dit, les parts de marché des marchandises du Vietnam dans les économies de la région demeurent modestes.

C’est ce qui ressort du colloque «Le marché aséanien : quelle voie pour les entreprises vietnamiennes», tenu le 10 octobre à Hô Chi Minh-Ville.

Près de 3 ans après la création de la CEA, les marchandises des économies de la région ont afflué massivement au Vietnam, et ce alors que les entreprises vietnamiennes exploitent peu les potentialités qu’offre ce grand marché. Photo: Dautu

Selon Nguyên Thi Tuê Anh, chef adjointe de l'Institut central de gestion économique (CIEM), par rapport aux autres accords commerciaux dont le Vietnam est signataire, le processus de suppression et de réduction des taxes douanières inscrites dans la CEA s’est déroulé très rapidement. Une bonne opportunité pour les entreprises vietnamiennes d’accélérer leurs exportations sur ce grand marché et d’importer des produits de haute qualité à des prix raisonnables.

Cependant, il existe des obstacles sérieux, notamment en termes de structures des produits, de réseaux de distribution.

«Actuellement, la plupart des marchandises des économies membres de l’Asean sont assez ressemblants, voire similaires. Cela conduit à une âpre concurrence parmi les entreprises de la région. Il faut aussi souligner que la majorité de nos entreprises sont des PME, qui manquent de ressources humaines qualifiées, de capacités financières et de technologies avancées, des facteurs décisifs pour une intégration réussie à l’international», a estimé Nguyên Thi Tuê Anh.

Pham Thanh Kiên, directeur du Service de l’Industrie et du Commerce d’Hô Chi Minh-Ville, a quant à lui précisé : «l’une des faiblesses de nos entreprises est dans la création de modèles et dans l’emballage des produits. Nous n’avons pas d’atouts en termes de prix, donc on doit accorder la priorité dans la création de produits de qualité et originaux. Or, peu d’entreprises suivent cette voie».

«Pour mieux exporter nos produits sur ce grand marché, un soutien de la part des autorités est nécessaire dans l’établissement de réseaux de distribution efficaces ainsi que dans l’organisation de programmes de promotion commerciale dans les pays de la région», a-t-il suggéré. 

CPV