Dans l'usine des meubles en bois de la société par actions Woodsland à Tuyên Quang. Photo: congnghieptieudung.vn

Mettre l’accent sur la conception, la promotion des labels et l’exportation d'«espaces intérieurs» au lieu de transformer seulement des meubles en bois et les objets de décoration en bois constitue une nouvelle tendance pleine de potentiels de cette filière nationale. 

La société par actions de construction et d’architecture AA est un bon exemplaire. Son usine de meubles en bois a été construite en 1996. Elle a élargi ses activités d’exportation vers l’Amérique du Nord, l’Europe, l’Asie du Sud, et l’Asie centrale. Ses clients sont des géants du monde dans le secteur de l’hôtellerie et des villégiatures comme Starwood, Accor, IHG, Marriott, Hilton, Hyatt et Fairmont.

Nguyen Chanh Phuong, directeur général adjoint de la société AA : «avant, nous ne mettions que l’accent sur les exportations d’ameublement et d’objets de décoration intérieure en bois».

«Actuellement, parallèlement à la transformation des «produits traditionnels», nous nous concentrons dans la conception, la promotion du label et l’exportation d'«espaces intérieurs». C’est un espace où on illustre une création intégrale et parfaite en terme de technique comme d’art, permettant de satisfaire des clients aux goûts différents», a-t-il partagé.

Hormis la société AA, d’autres noms sont en activité dans ce «segment». Cependant, le nombre de ces entreprises reste assez modeste.

Mettre l’accent sur la conception, la promotion des labels et l’exportation d'«espaces intérieurs» au lieu de transformer seulement des meubles en bois et les objets de décoration en bois constitue une nouvelle tendance pleine de potentiels de cette filière nationale. Photo: nhaxinhplaza

Selon le Département général de la sylviculture du ministère de l’Agriculture et du Développement rural, en 2019, les ventes mondiales du secteur de bois et d’ameublement sont estimées à 450 milliards de dollars, dont seulement 140 milliards de dollars pour la transformation et la fabrication. Le reste est réparti dans les segments de la conception, du commerce et du label. Au Vietnam, la valeur du secteur sylvicole va pour l’essentiel dans le segment de la fabrication.

En plus des prix de vente, la concurrence en termes de qualité et de modèles sera de plus en plus âpre.

«Pour parvenir à l’objectif de 20 milliards de dollars d’exportation en 2025, la filière ne pourra pas s’appuyer que sur la transformation et la fabrication. A moyen terme, il faudra plus investir dans la conception, le marketing et l’édification de labels», a souligné un dirigeant du Département général de la sylviculture.

CPV