Le Vietnam figure parmi les économies surperformantes au monde. Photo : VNA

Parmi les 71 économies analysées dans ce rapport, dix-huit ont été « surperformantes ». Parmi elles, sept ont réalisé une croissance du PIB réel par habitant de 3,5% sur toute la période de 50 ans à compter de 1965.

Onze autres économies surperformantes plus récentes, moins annoncées et plus diversifiées géographiquement, ont atteint un PIB annuel moyen réel par habitant d'au moins 5% sur 20 ans entre 1995 et 2016. Ce groupe comprend l'Azerbaïdjan, la Biélorussie, le Cambodge, l'Éthiopie, l'Inde, le Kazakhstan, le Laos, le Myanmar, le Turkménistan, l'Ouzbékistan et le Vietnam.

Selon Mme Anu Madgavkar, l’un des auteurs de ce rapport, les économies émergentes ont représenté près des deux tiers de la croissance du PIB mondial et plus de la moitié de la nouvelle consommation au cours de ces 15 dernières années. Pourtant, les performances économiques des différents pays varient considérablement.

Il y a deux facteurs clés qui expliquent la surperformance des économies émergeantes: un programme de politique pro-croissance axé sur la productivité, les revenus et la demande, qui a entraîné une croissance économique exceptionnelle, et le rôle sous-estimé mais néanmoins remarquable des grandes entreprises.

Une autre caractéristique importante de ces 18 pays est leur capacité à parvenir à la stabilité macroéconomique, même en période de volatilité mondiale, en adaptant les politiques à leur contexte local et aux conditions changeantes. Par exemple, les gouvernements ont pris des mesures rapides pour assurer une reprise rapide après des épisodes instables, tels que la crise financière de la fin des années 90 et la crise financière mondiale de 2008 et 2009.

Anu Madgavkar a déclaré qu'au cours de ces 15 dernières années, le Vietnam était l'un des rares pays au monde à se doter des innovations technologiques qui améliorent sa productivité et sa compétitivité. Avec une main-d'œuvre qualifiée, le Vietnam devrait en profiter lors de la quatrième révolution industrielle, a-t-elle dit. 

Elle a également estimé que les économies de l’ASEAN devraient prêter attention au vieillissement de la population. D'ici 2030, environ 10% de la population de l'ASEAN aura plus de 65 ans. Par conséquent, son actuel avantage de main-d'œuvre deviendra défavorable dans l'avenir.

En outre, les économies de l’ASEAN devront également prendre en compte d’autres questions comme la démographie, l'urbanisation, la mutation de la main-d'œuvre.

CPV/VNA