Ce premier semestre, les entreprises nationales ont exporté 943.000 tonnes de café de toutes catégories. Photo: cafef.

Les Philippines exceptées, une baisse en valeur en glissement annuel a été observée dans tous les marchés.

Ce premier semestre, les entreprises nationales ont exporté 943.000 tonnes de café de toutes catégories, pour 1,6 milliard de dollars, -9,2% en volume et -19,9% en valeur par rapport à la même période de l’an dernier. Cela est dû à la baisse, de 11,5% en un an, du prix d'exportation moyen.

Selon les experts, l’augmentation de la production mondiale a entraîné une hausse de l’offre mondiale. Par ailleurs, plus de 80% du volume de café vietnamien est exporté sous forme brut, raison pour laquelle le prix d’export est toujours inférieur à celui d’autres pays concurrents.

Selon la Commission américaine du commerce international (USITC), en 2018, les Etats-Unis ont importé près de 1,6 million de tonnes de café pour 5,6 milliards de dollars. Le Vietnam s’est classé 3e  fournisseur, derrière le Brésil et la Colombie, avec une baisse de 10% en volume et de 24% en valeur par rapport à la même période de l’an dernier. En particulier, parmi les 10 premiers vendeurs de café sur le marché américain en 2018, c’est le Vietnam qui a affiché le prix le plus bas, de 1.881 dollars/tonne.

Le Vietnam est le plus grand fournisseur de café en République de Corée en termes du volume. Lors des 4 premiers mois de cette année, ses exportations vers ce pays d’Asie du Nord-Est ont connu un recul tant en volume qu’en valeur, avec une chute de 11,6% du prix d’exportation moyen sur un an.

Bien que le Vietnam soit le premier exportateur mondial de café Robusta et le deuxième de café brut, le label «café vietnamien» demeure peu connu sur le marché mondial. Mettre l’accent sur l’édification du label, le renforcement de la promotion commerciale à l’étranger, la réduction des exportations de café brut mais l’augmentation de celles de café  transformé - café moulu, torréfié et instantané - devrait être la priorité pour dynamiser cette filière nationale et lui ouvrir de nouvelles opportunités.

De plus, il faudra aussi renforcer la connexion entre entreprises et producteurs afin d'améliorer la valeur de la chaîne de production et  maintenir la superficie de caféiers.

CPV