L'ancienne cité de Hoi An. Photo: Vietravel


Les deux pays ont rapidement repoussé le COVID-19, mais les indicateurs touristiques du Vietnam augmentent et la situation du tourisme en Nouvelle-Zélande reste sombre, selon Reuters.

Laura Douglas, propriétaire d'une ferme de 15.000 hectares  dans les montagnes enneigées du sud de la Nouvelle-Zélande, accueillait chaque mois des centaines de visiteurs internationaux jusqu'à ce que la pandémie apparaisse. Lorsque le pays a fermé ses frontières, pour joindre les deux bouts, Douglas a dû travailler comme   vétérinaire. Il n'est pas le seul cas de changement d'emploi lors d'une pandémie, c'est la situation générale du tourisme en Nouvelle-Zélande aujourd'hui où particulièrement sombre.

Juillet est généralement la saison touristique de pointe, mais les vols ont chuté de 40% par rapport à la même période de l'année dernière, même si de nombreux vols sont annulés, selon les données de la société d'analyse de voyages Cirium. Le nombre de réservations a également diminué de 55% et Reuters a déclaré que fin   2020, la reprise sera toujours impossible.

La Premier ministre Jacinda Ardern a appelé les recruteurs à envisager de réduire les jours ouvrables à 4 jours par semaine. Le gouvernement augmentera également la durée des vacances cette année. Ces mesures stimuleront le tourisme. Apparemment, les gens ont commencé à prêter attention aux encouragements du gouvernement et les voyages de fin de semaine ont commencé à augmenter.

De plus, le gouvernement a lancé un programme de soutien de 256 millions de dollars pour subventionner les salaires et autres dépenses de l'industrie «sans fumée». Cependant, selon les propriétaires d'entreprise, cela ne suffit toujours pas pour que le tourisme néo-zélandais se rétablisse, car il dépend beaucoup des visiteurs internationaux.

Pendant ce temps, au Vietnam, félicitée dans le monde entier pour le contrôle de la pandémie, selon Reuters, le scénario est tout autre. La Nouvelle-Zélande et le Vietnam  ont tous deux  maîtrisé la maladie, supprimé les restrictions sur les voyages intérieurs et certaines restrictions sur l'entrée des étrangers. Mais les deux pays diffèrent sensiblement dans la promotion et la relance du tourisme. Si le pays du kiwi éprouve des difficultés du fait de la dépendance au marché international de plus de 5,3 milliards de dollars, le Vietnam se redresse grâce à la clientèle intérieure. En juillet, plus de 26.000 vols décolleront du Vietnam (+ 16%), transportant 5 millions de passagers (+ 24%).

Nguyen Thi Thuy Anh, directrice d'une agence de voyage au Vietnam, a déclaré que le gouvernement avait élaboré un plan pour stimuler la demande intérieure. De nombreuses localités et entreprises ont répondu présentes, proposant des promotions pour attirer les touristes. Les hôtels et les billets d'avion ont chuté, entraînant une augmentation des réservations. Selon Thuy Anh, de nombreux touristes ne peuvent se permettre d'utiliser les services d'un hôtel 5 étoiles sans promotions. Par conséquent, lorsque les tarifs des chambres baissent, les réservations de chambres augmentent massivement.

Selon Reuters, à la mi-juin, Ho Chi Minh-Ville, Hanoï, Phu Quoc et Nha Trang  ont été les destinations les plus visitées./.

CPV