Peintures sauvées de l'incendie de Notre-Dame et chargées dans une camionnette pour être emmenées au Louvre, le 19 avril 2019 à Paris. Photo: AFP

Quatre jours après le sinistre, sur le parvis de la cathédrale, où flotte une odeur persistante de brûlé, le ministre de la Culture Franck Riester confirme la bonne nouvelle : ces tableaux de grande taille, des mays du XVIIème siècle - les plus grands de 3 mètres sur 4 - "n'ont pas été abîmés" et "sont dans des conditions quasi normales".

Une bonne nouvelle que l'on espérait, puisque l'intérieur de la nef n'avait pas été directement attaqué par l'incendie.

Les tableaux "ont été préservés des flammes et peuvent être retirés, déposés et transportés dans des réserves sécurisées", précise le ministre.

L'opération se conclura dans la journée. Les 15 toiles de prix, signées Laurent de La Hyre ou Charles Le Brun, ont été soigneusement emballées et placées dans des camions, qui devaient les conduire au Louvre.

Une cinquantaine de personnes ont été mobilisées, dont quatre équipes de six transporteurs. Des restaurateurs, des conservateurs et un photographe ont contrôlé et entouré leur travail.

"La dépose se fait de manière pas facile. Les tableaux sont grands et lourds, les chapelles sont un petit peu encombrées", notamment par des confessionnaux modernes en verre, explique Isabelle Pallot-Frossard, directrice du Centre de recherche et de restauration des Musées de France.

"Le travail d'emballage est le plus long, puisqu'on les descend d'abord, on les observe, on fait le constat d'état, des photographies, et ensuite on les emballe", dit-elle.

Pour Judith Kagan, chef du bureau de la conservation du patrimoine, "ce que nous faisons actuellement est une évacution pour permettre au chantier de se dérouler sans être occupé avec les objets précieux au milieu". "Il n'y a aucun tableau endommagé dans l'incendie", tient-elle à souligner.

CPV/TV5Monde