Un Airbus A350 de la compagnie Air France-KLM, au siège du constructeur aéronautique, près de Toulouse, le 27 septembre 2019. Regis Duvignau / REUTERS


Air France a été l’une des premières entreprises touchée de plein fouet par la crise du coronavirus. Elle est aussi l’une des premières à réagir. La direction de la compagnie aérienne devrait annoncer à l’occasion d’un comité social et économique central, lundi 16 mars, « des mesures d’activité partielle ». En pratique, elle va mettre en place un plan massif de chômage partiel. Seuls seront épargnés les salariés qui exercent « des fonctions vitales ». Selon les informations du Monde, ce train de mesures devrait concerner 80 % des près de 40 000 salariés du groupe.

Le mode d’application de ces mesures sera décidé durant la semaine à l’occasion de la tenue des comités social et économique par activité. Sans attendre, Air France veut rassurer ses salariés et prévient qu’il « n’y aura pas de licenciements secs ». Avant de prendre ces sévères décisions, la direction a rencontré à de multiples reprises les principales organisations syndicales. Des réunions « d’information et non pas de négociation », fait-on savoir toutefois.

Il y a urgence

Air France a saisi la balle au bond après les annonces, jeudi 12 mars, du président de la République, Emmanuel Macron, selon lequel le gouvernement accordera aux entreprises des reports d’impôts et prendra en charge l’intégralité de l’indemnisation des salariés en chômage partiel. « Nous allons profiter des mesures de l’Etat pour mettre entre parenthèses l’activité et être en mesure de rebondir le plus vite possible dès que cela va reprendre », fait-on savoir du côté de la direction.

Il faut dire que, pour la compagnie aérienne, comme pour nombre de ses rivales européennes, il y a urgence. Les uns après les autres les pays ferment leurs frontières aux voyageurs du Vieux Continent. Ces derniers jours, Israël, les Etats-Unis ou encore le Maroc ont tiré le rideau. L’activité d’Air France a plongé : elle aurait baissé de 30 % et le rythme s’accélère.

LeMonde