Le ministre français de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin. Photo: world-today-news


"La dette, c'est à la fois les dépenses que l'on fait, et on en fait beaucoup, et les recettes qu'on n'a pas. Dans cette crise il y a une sorte d'effet ciseau, vous dépensez plus et vous avez moins de recettes fiscales parce qu'il y a moins d'activité", a-t-il déclaré.

Le gouvernement avait déjà annoncé en avril dernier que les aides publiques apportées aux secteurs impactés par la crise économique liée à la pandémie de COVID-19 dépasseraient 4% du PIB, soit 100 milliards d'euros.

Le ministre a également annoncé une exonération de charges sociales patronales d'un montant total de 3 milliards d'euros pour près de 500.000 entreprises parmi les plus touchées par la crise sanitaire "dans le secteur du tourisme, des arts et spectacles, de la restauration, de l'hôtellerie, de la culture, du sport, et pour tous ceux qui ont vu reporter leurs charges, l'étalement sur 36 mois".

"Les petites entreprises (jusqu'à 250 salariés pour les secteurs tourisme, hôtellerie, culture, événementiel et jusqu'à 10 salariés pour ceux fermés jusqu'au 11 mai comme les coiffeurs) de ces secteurs auront droit à une exonération de charges patronales pour la période durant laquelle ils ont été obligés de fermer", a également expliqué Gérald Darmanin.

Selon Bercy, les dispositifs de soutien et de prêts de garanties mis en place par l'Etat français pour faire face à la crise économique liée à la pandémie s'élèvent au total à près de 450 milliards d'euros./.

Xinhuanews