Mme Pham Thi Vinh lors de son stand de vêtements. Photo: VOV

Veuve alors qu’elle était encore jeune, Pham Thi Vinh, originaire de Nam Dinh, est installée en République tchèque depuis une bonne vingtaine d’années. Avant d’y mettre les pieds, elle n’aurait jamais imaginé qu’elle-même et sa fille allaient être emportées par le tourbillon interminable de la vie.

Tous les jours, elle doit se lever tôt pour aller chercher des vêtements très loin de chez elle. Dans la journée, elle tient son stand et elle ne regagne son domicile que tard dans la nuit. Aujourd’hui, à 65 ans, ce petit bout de femme poursuit ce rythme d’enfer.

«Au quotidien, c’est difficile», avoue-t-elle. «Le matin, je dois préparer un repas pour toute la famille, puis j’emmène mes petits-enfants à l’école. Ensuite, je tiens mon stand de vêtements toute la journée. Je ne rentre à la maison que tard le soir, et je dois encore faire du ménage.... Bref, comme pour toutes les autres femmes vietnamiennes ici, ma vie est dure. C’est très difficile de trouver un peu de temps pour participer à une réunion ou partir quelque part.»

Mme Nguyên Thi Nam a loué un stand de réparation de vêtements au Centre commercial Sapa. Photo: VOV

Nguyên Thi Nam, originaire de Phu Tho, est arrivée en République tchèque il y a plus de dix ans dans le but de gagner sa vie et d’aider sa famille restée au Vietnam. Grâce à ses efforts et à l’aide des amis, elle a loué un stand de réparation de vêtements au Centre commercial Sapa.

«Tous les jours, je dois me lever tôt et me coucher tard. Parfois, quand il y a beaucoup de commandes, je dois travailler jusqu’à 1h. Pour une femme, c’est très dur d’être seule ici. Je mets de l’argent à côté pour me rendre à la fin d’année au Vietnam voir mon mari et mes enfants», raconte-t-elle.

"Même si nous vivons en Europe, nous gardons l’âme vietnamienne et la famille reste la chose la plus importante pour nous", confie Trân Mai Huong. Photo: VOV

Trân Mai Huong, elle, vend des fleurs au Centre commercial Sapa. Tout comme Vinh et Nam, elle doit se lever tôt pour acheter des fleurs importées des Pays-Bas, les tailler, puis les mettre en vente. Parfois, à cause du temps, les fleurs s’épanouissent trop vite et ne sont bonnes qu’à être jetées.

«Ici, je dois à la fois veiller aux études de mes enfants, faire du ménage et travailler. Tous les autres Vietnamiens en République tchèque sont comme moi. Nous essayons quand même de maintenir le dîner en famille, à la vietnamienne. Même si nous vivons en Europe, nous gardons l’âme vietnamienne et la famille reste la chose la plus importante pour nous», confie-t-elle.

Malgré leurs situations différentes, ces trois femmes se ressemblent par leur assiduité et leur énergie et elles contribuent à former une communauté vietnamienne solide en République tchèque.

CPV/VOV