Bilan mondial de la pandémie de nouveau coronavirus, au 4 août à 11h00 GMT. Photo: AFP

 

En pleine période de vacances et d'insouciance estivales, la France fait face à une augmentation du nombre de cas de COVID-19, a averti le Conseil scientifique qui guide les pouvoirs publics dans la gestion de la crise. "L'équilibre est fragile et nous pouvons basculer à tout moment dans un scénario moins contrôlé comme en Espagne par exemple", a soutenu mardi 4 août le Conseil.

En France, après l'ensemble des lieux publics clos, le masque de protection a été rendu obligatoire en plein air dans les quartiers les plus fréquentés de grandes villes ou de stations touristiques. À Paris, son port sera ainsi prochainement imposé dans certaines zones extérieures très fréquentées, ont annoncé mardi 4 août les autorités locales, tout comme à Nice (Sud-Est), Lille (Nord), bientôt à Toulouse (Sud-Ouest) ou encore dans les cités touristiques de Biarritz et de Saint-Malo sur la côte ouest.

Situation similaire aux Pays-Bas où dans le célèbre Quartier Rouge d'Amsterdam, le masque sera de rigueur à partir de mercredi, tout comme dans les quartiers commerçants de Rotterdam. En Irlande, son port dans les magasins et centres commerciaux sera requis à partir du 10 août, tandis que le gouvernement a annoncé le report de la dernière phase du déconfinement, qui comprend notamment la réouverture de tous les pubs, ainsi que celle des bars et des hôtels, en raison d'une augmentation du nombre des cas.

En Europe, le virus a tué plus de 211.000 personnes selon un bilan réalisé mardi 4 août par l'AFP, sur un total de 694.805 morts dans le monde depuis que le bureau de l'OMS en Chine a fait état de l'apparition de la maladie fin décembre. Les États-Unis restent en tête du triste classement des pays les plus touchés tant en nombre de morts que de cas, avec 155.471 décès pour plus de 4,7 millions de cas recensés, d'après le comptage de l'université Johns Hopkins.

Un pompier en combinaison de protection désinfecte une maison de retraite à Burbaguena (Espagne), le 4 août. Photo: AFP


Ils sont suivis du Brésil avec environ 95.000 morts, du Mexique (plus de 48.000), du Royaume-Uni (plus de 46.000) et de l'Inde (presque 39.000). En l'absence de remède, la course aux vaccins continue avec plusieurs pays engagés dans cette quête du Graal. L'Organisation mondiale de la Santé a toutefois plaidé mardi pour le respect des protocoles.

"Tout vaccin et tout médicament à cette fin doivent bien sûr être soumis à tous les différents essais et tests avant d'être homologués pour leur déploiement", a souligné le porte-parole de l'OMS Christian Lindmeier. La veille, la Russie avait annoncé être bientôt en mesure de produire "plusieurs millions" de doses début 2021.

Mardi 4 août, ce sont les États-Unis qui ont annoncé le début d'essais cliniques d'ampleur pour tester un médicament conçu spécifiquement pour traiter le COVID-19, un anticorps découvert dans le sang d'un patient s'étant rétabli par la société canadienne AbCellera Biologics et développé ensuite synthétiquement afin d'être produit en quantités industrielles par l'Américain Lilly Research Laboratories.

CPV/CVN/AFP