En effet, TEPCO est toujours aux prises avec le problème de stockage de l'eau contaminée, dont le volume actuel d’environ 450.000 tonnes se trouve dans les installations et les réservoirs souterrains de Fukushima. Les experts disent que quelque 15.000 tonnes se trouvent également dans un tunnel de service. Selon de récentes estimations, jusqu'à 400 tonnes d'eau contaminée de la centrale se déversent dans l'océan Pacifique tous les jours.

Cette eau va être stockée environ un mois dans un réservoir afin notamment de l'analyser et de vérifier qu'elle n'est pas radioactive. Si elle est saine, elle sera rejetée dans l'océan Pacifique.

Ces opérations permettront à l'opérateur de réduire l'accumulation d'eau radioactive dans la centrale de près de 100 tonnes par jour.

Le mois d’août dernier a connu la pire fuite d'eau radioactive depuis la catastrophe de 2011 avec 300 tonnes d'eau contenant des niveaux de strontium de 80 millions de becquerels par litre, qui ont fuit d'un réservoir de stockage pour se déverser dans l'océan Pacifique. Cette fuite a été classée comme un incident de niveau trois sur l'échelle internationale des événements nucléaires (INES).

Pour autant, le problème des volumes effarants d'eau radioactive accumulée dans la centrale sera loin d'être réglé, d'autant que le système de traitement de l'eau, l'ALPS (advanced liquid processing system), est tout sauf fiable : il n'en finit pas de tomber en panne.