Le président Joko Widodo a proclamé mardi sa victoire pour un second mandat à la tête de l'Indonésie. Photo: Xinhua

 

"Nous serons les dirigeants et les protecteurs de tous les Indonésiens", a promis Joko Widodo devant la presse au côté de son colistier Ma'ruf Amin.

De son côté, son adversaire, l'ex-général Prabowo Subianto et membre du Parti du mouvement de la grande Indonésie (Gerindra), a rejeté les résultats officiels, estimant qu'il avait des fraudes électorales. Cependant, il a appelé ses partisans à rester calmes, précisant qu'il allait employer "tous les moyens légaux" pour obtenir justice.

Selon le décompte final publié tôt mardi par la Commission électorale (KPU), Joko Widodo, surnommé "Jokowi", a obtenu 55,5% des voix, contre 44,50% pour son adversaire Prabowo Subianto.

Selon la loi indonésienne, les candidats ont trois jours pour contester éventuellement les résultats devant la cour constitutionnelle, sinon les résultats seront officialisés le 24 mai.

La publication officielle des résultats était initialement attendue ce mercredi 22 mai. Mais la Commission a finalement annoncé les résultats en pleine nuit, alors que les autorités ont renforcé la sécurité dans la capitale par crainte de manifestations de l'opposition.

Quelque 32.000 membres des forces de l'ordre ont été déployés dans Jakarta en prévision de l'annonce des résultats. La police indonésienne a indiqué vendredi avoir procédé à des dizaines d'arrestations d'individus suspectés de liens avec l'organisation jihadiste Etat islamique (EI), dont certains préparaient des attentats en vue de l'annonce des résultats des élections.

Le 17 avril, plus de 190 millions d'Indonésiens étaient appelés à élire leur nouveau président, leur vice-président et plus de 20.000 députés nationaux et régionaux. Il s’agissait de la première fois que l'Indonésie organisait des élections présidentielle et législative le même jour, avec plus de 245.000 candidats en lice.

CPV/VNA