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 Une personne est conduite à l’hôpital de Wuhan où des patients atteints d’une pneumonie inconnue sont traités, le 18 janvier.
Une personne est conduite à l’hôpital de Wuhan où des patients atteints d’une pneumonie inconnue sont traités, le 18 janvier. STR / AFP


A quelques jours des fêtes du Nouvel An lunaire, qui tombe cette année le 25 janvier, la peur du coronavirus gagne peu à peu la Chine. Lundi, l’extension de l’épidémie constituait de loin le principal sujet de discussion sur les réseaux sociaux. Il est vrai que, depuis deux semaines, les Chinois s’interrogeaient et ironisaient : comment se fait-il que ce virus qui semble être apparu en décembre 2019 sur un marché aux poissons à Wuhan (Hubei) ait pu contaminer près de 200 personnes dans cette ville du centre-est du pays, mais aussi des voyageurs en provenance de Wuhan à Hongkong, en Corée du Sud, au Japon et en Thaïlande, tout en épargnant les autres villes de Chine continentale ?

Depuis ce week-end, la plaisanterie n’est plus de mise et les autorités sanitaires chinoises publient au compte-gouttes des nouvelles peu rassurantes. Trois personnes seraient déjà mortes et environ 140 nouveaux malades auraient été recensés durant le week-end. Lundi matin, le cap des 200 cas officiellement diagnostiqués dans tout le pays a été dépassé. Les autorités ont même annoncé mardi, la mort d’un quatrième patient. L’homme de 89 ans a succombé dimanche à Wuhan après avoir éprouvé des difficultés à respirer, a précisé la commission locale de la santé dans un communiqué.

L’inquiétude est aussi mondiale : l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé lundi une réunion d’urgence mercredi à Genève. Il s’agira de déterminer s’il convient de déclarer une « urgence de santé publique de portée internationale », qualification qui n’est utilisée que pour les épidémies les plus graves, et « quelles recommandations devraient être émises pour gérer l’épidémie », a expliqué sur Twitter le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

CPV/lemonde.fr