Le président indonésien Joko Widodo visite un quartier touché par le séisme à Palu. Photo: Reuters

La ville côtière de Palu et la région de Donggala, plus au nord, ont été dévastées, le soir du vendredi 28 septembre, par un séisme de magnitude 7,5, suivi d’un tsunami avec des vagues atteignant jusqu’à six mètres de haut qui se sont abattues sur la côte.

Le bilan s’est de nouveau alourdi : 1.558 personnes ont péri sur l’archipel des Célèbes selon un nouveau décompte de l’Agence indonésienne de gestion des risques naturels (BNPB) qui a fait savoir que plus de 2.500 personnes ont été grièvement blessées, 113 autres sont portées disparues et 70.821 personnes ont perdu leurs habitations.  
 
"Ce que j’ai constaté en revenant ici est que l’équipement lourd est arrivé, que les moyens logistiques ont commencé à arriver même s’ils ne sont pas encore à leur maximum, et que le carburant est partiellement acheminé", a déclaré le président Widodo à la presse.
 
"J’ai demandé au gouverneur de rouvrir les centres économiques pour que les gens commencent à reprendre leurs activités quotidiennes, pendant que le processus d’évacuation se poursuit, et avant la réhabilitation et la reconstruction", a ajouté le chef de l’Etat.

Le président Joko Widodo a demandé des renforts dans la recherche de victimes, affirmant que tout le monde devait être retrouvé, après avoir inspecté ce qu’il a appelé une "opération d’évacuation" à l’hôtel Roa Roa, où il aurait déclaré qu’une trentaine de personnes étaient piégés sous les décombres.

Les sauveteurs mènent une course contre la montre pour sortir des survivants des décombres alors que les hôpitaux, dont certains ont été endommagés, peinent à faire face à l'afflux de victimes. Au moins sept avions-cargos sont arrivés à l’aéroport de Palu plus tôt mercredi, transportant des tonnes d’aide.

Des membres d'une équipe médicale s'occupent, en urgence, des blessés à l'extérieur d'un hôpital de la ville de Palu après le séisme et le tsunami qui a touché l'île des Célèbes. Photo: AFP
 
Devant l’ampleur de cette catastrophe, le gouvernement indonésien a lancé un appel à l’aide internationale alors que l’ONU a averti de besoins "immenses" à la fois pour les survivants et pour les secours. 

Près de 200.000 personnes nécessitent par ailleurs une aide humanitaire d’urgence, selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha), parmi lesquels des dizaines de milliers d’enfants.  

"Bien que le gouvernement et les organisations d’urgence travaillent sans relâche pour apporter une aide vitale, les besoins demeurent immenses", a indiqué mardi 2 octobre l’Ocha dans un communiqué.

"Le sentiment des équipes travaillant sur place est un sentiment de frustration", a précisé à Genève Jens Laerke, de l’Ocha. "Des portions importantes de ce qui pourrait être la zone la plus touchée n’ont toujours pas été complètement atteintes. Mais les équipes se démènent et font ce qu’elles peuvent". 

L’Indonésie, un archipel de 17.000 îles et îlots formé par la convergence de trois grandes plaques tectoniques (indo-pacifique, australienne et eurasienne), se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique.

CPV/VNA