La porte-parole du ministère des Affaires étrangères Lê Thi Thu Hang. Photo: VNA

La diplomate a indiqué qu’à la suite des instructions du ministère, l’ambassade restera en contact avec les agences thaïlandaises compétentes pour mettre à jour les informations et mettre en œuvre des mesures de protection des citoyens si nécessaire.

Lors de la conférence de presse, des journalistes ont également questionné la porte-parole du ministère des Affaires étrangères sur le rapport d’Amnesty International, publié le 10 avril qui mentionne la peine de mort au Vietnam.

Lê Thi Thu Hang a déclaré que l’application de la peine capitale relevait de la souveraineté du pays sur la justice pénale et était toujours présente dans les systèmes juridiques de nombreux pays du monde. 

L’interdiction ou l’abolition de la peine de mort n’est pas énoncée dans les traités internationaux fondamentaux relatifs aux droits de l’homme auxquels le Vietnam est partie, a-t-elle ajouté.

Selon la porte-parole, au Vietnam, la condamnation et l’application de la peine capitale ne sont appliquées qu’aux crimes extrêmement graves au sens du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. 

Le jugement des coupables de violations de la loi pouvant entraîner la peine de mort se déroule selon une procédure stricte régie par le droit pénal vietnamien. Ce processus garantit les droits du défendeur, respecte la présomption d’innocence, et assure la qualité d’ouverture, de transparence et d’équité, a-t-elle indiqué.

Durant le processus de réforme juridique, le Vietnam a maintes fois réduit le nombre de crimes passibles de la peine capitale. Plus récemment, le Code pénal de 2015, effectif en 2018, a supprimé la peine capitale pour huit crimes.

Il dispose également que les personnes âgées de moins de 18 ans, les femmes enceintes, les femmes dont les enfants ont moins de 36 mois et les personnes âgées de 75 ans révolus au moment où elles commettent le crime sont exemptées de la peine capitale.

CPV/VNA