Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Lê Thi Thu Hang.

"Cela fait plus de 40 ans que la guerre du Vietnam est terminée, les conséquences restent lourdes", a souligné la porte-parole du ministère des Affaires étrangères Lê Thi Thu Hang, lors d’une conférence de presse périodique le 20 avril à Hanoï, appelant la firme américaine à respecter l’avis «consultatif» du tribunal et à prendre rapidement des mesures concrètes pour contribuer à résoudre les conséquences de l’agent orange au Vietnam. 

Mme Lê Thi Thu Hang a aussi déclaré que le Vietnam se félicitait des efforts des États-Unis dans la réparation des dommages de guerre, en ce qui concerne l’agent orange a fortiori. 

Elle a déclaré que les entreprises américaines et Monsanto en particulier devaient faire preuve de responsabilité en aidant le Vietnam à surmonter les conséquences de l'agent orange. 

Six mois après le procès citoyen intenté au géant américain de l’agrochimie Monsanto, les juges ont rendu, mardi, 18 avril, un «avis consultatif» dans lequel ils demandent la reconnaissance de l’écocide en droit international. 

Les conclusions du Tribunal international Monsanto sont sans appel. La compagnie américaine spécialisée dans les biotechnologies agricoles a été reconnue coupable de pratiques portant atteinte à de nombreux droits humains. 

Elle était accusée de crimes contre l’Humanité et d’écocide, se voyant notamment reprocher la commercialisation de produits toxiques ayant causé la mort de milliers de personnes, comme les polychlorobiphényles (PCB), le glyphosate – utilisé dans des herbicides comme le Roundup commercialisé par la multinationale –, ou encore l’acide 2,4,5 - trichlorophénoxyacétique, ou «agent orange», un défoliant épandu par avion par l’armée américaine durant la guerre du Vietnam.

CPV/VNA