Le chef du Département de la santé de la mère et de l’enfant, Nguyên Duc Vinh, lors de la conférence, le 8 janvier à Hanoi. Photo : NDEL

Cet objectif est prévu par le Plan d’action national vers l’élimination de la transmission de la mère à l’enfant du VIH, de l’hépatite B et de la syphilis durant la période 2018-2030.

Selon le Département de la santé de la mère et de l’enfant du ministère de la Santé, chaque année, le Vietnam compte environ 2 millions de femmes enceintes et le taux d’infection par le VIH parmi les femmes enceintes est estimé à 0,19%, soit plus de 3.800 femmes enceintes infectées par le VIH.

Sans une intervention adéquate, avec un taux de transmission du VIH de la mère à l’enfant de l’ordre de 30 à 40%, chaque année au Vietnam, de 1.140 à 1.520 enfants seraient nés de mères infectées par le VIH.

Alors que le nombre des cas de syphilis congénitale chez les nouveau-nés a tendance à augmenter, seulement environ 15,9% des femmes enceintes ont subi un dépistage précoce de la syphilis, selon les chiffres des hôpitaux.

Certaines études montrent par ailleurs que la prévalence du virus de l’hépatite B chez les femmes enceintes est également très élevée, de 9,5% à 13%, du fait que le Vietnam se trouve dans la zone d’endémie du virus de l’hépatite B.  

L’hépatite B se transmet d’une mère à son nouveau-né (lors de l’accouchement et de l’allaitement), par le sang ou par voie sexuelle, a fait savoir le Département de la santé de la mère et de l’enfant.

 Afin de réduire le risque de transmission de l’hépatite B de la mère à l’enfant, un premier dépistage est recommandé pour les femmes avant la grossesse, et un second si nécessaire durant la grossesse.

Les bébés nés de mères atteintes d’hépatite B peuvent être efficacement protégés par une immunité passive et active.

 L’hépatite B est l’une des principales maladies humaines et pose un sérieux problème de santé publique à l’échelle mondiale. Depuis 1982, on peut l’éviter grâce à un vaccin sûr et efficace.

CPV/VNA