Le vice-Premier ministre permanent Truong Hoa Binh s’exprime lors du programme, le 10 août à Hanoi. Photo : VOV

Le vice-Premier ministre permanent Truong Hoa Binh a souligné qu’aucune douleur n’est comparable à celle provoquée par l’agent orange et qu’il s’agit d’un fléau et d’une douleur non seulement du peuple vietnamien mais aussi de l’humanité dans le monde entier.

“Je demande aux services compétents de traiter rapidement les dossiers des victimes de l’agent orange pour qu’ils puissent bénéficier les allocations accordées par l’État, a-t-il déclaré dans son discours prononcé lors du programme.

“Je demande aussi à l’Association des victimes de l’agent orange/dioxine du Vietnam de continuer de mobiliser toutes les ressources disponibles en faveur de ces victimes”, a-t-il poursuivi, appelant les collectifs et les individus au Vietnam et à l’étranger à conjuguer leurs efforts pour alléger la douleur de l’agent orange. 

Un numéro artistique présenté lors du programme, le 10 août à Hanoi. Photo : VNA

Le dirigeant a qualifié le programme d’une activité d’une signification humaniste profonde aidant les habitants vietnamiens et les amis internationaux à mieux comprendre les afforts du Parti et de l’Etat vietnamiens dans le règlement des conséquences de la guerre chimique au Vietnam.
 
Entre 1961 et 1971, les Etats-Unis décident l’opération Ranch Hand (ouvrier agricole), nom de code militaire donné à l’épandage de l’agent orange au Vietnam pour détruire la végétation qui couvrait la progression des soldats vietnamiens et les priver de leurs sources de nourriture.
 
Ce défoliant qui contient notamment la dioxine, l’un des produits toxiques les plus puissants, détruit des plantes mais aussi la vie et la santé des habitants, en provoquant cancer des poumons et de la prostate, maladies de la peau, du cerveau et des systèmes nerveux, respiratoire et circulatoire, cécité, diverses anomalies à la naissance.
 
Au Vietnam, sur 4,8 millions de personnes exposées à la dioxine, 3 millions sont considérés comme victimes. La dioxine atteint aujourd’hui la quatrième génération de Vietnamiens. Beaucoup d’entre eux souffrent de malformations congénitales et de cancers.

CPV/VNA