Photo d'illustration. Source: qdnd.vn

 
53 des 54 ethnies que compte le Vietnam sont considérées comme minoritaires, ne représentant que 14,3% des 97 millions de Vietnamiens. Ces populations habitent essentiellement dans les zones les plus reculées du pays. Le Parti et l’État multiplient les mesures pour leur garantir de meilleures conditions de vie.

Le 15 mai dernier, le comité permanent de l’Assemblée nationale a proposé de financer un nouveau programme de développement des zones montagneuses et peuplées de minorités ethniques, période 2021-2030.

Le droit au développement des minorités ethniques est inscrit dans la Constitution de 1992 et souligné dans celle de 2013. Le texte prévoit que l’État doit investir prioritairement dans la protection, les soins de santé et l’éducation de ces populations.

Plusieurs dispositions légales ont été adoptées en faveur des minorités ethniques pour réduire les écarts de développement au niveau national. C’est également l’esprit du programme de développement des zones montagneuses et peuplées de minorités ethniques, période 2021-2030.

Ce programme couvre différents domaines : logement, terres cultivables, approvisionnement en eau potable, développement agricole et sylvicole, chaîne de production, ressources humaines, préservation des valeurs traditionnelles et mise en avant du potentiel touristique.

Doté d’un budget de 272.000 milliards de dôngs (plus de 12 milliards de dollars), il vise surtout à réduire le taux de foyers pauvres au sein des ethnies minoritaires de 3% chaque année et à doubler leur revenu moyen par rapport à celui de 2020.

L’Assemblée nationale entend poursuivre le perfectionnement du système juridique en le rendant conforme aux conventions internationales que le Vietnam a signées. Elle veille à ce que les droits des minorités ethniques soient garantis dans tous les domaines civil, politique, économique, social et culturel, suivant le principe d’égalité entre les ethnies et entre les citoyens.

Les nouvelles politiques en faveur des minorités ethniques visent désormais à valoriser les forces endogènes et l’esprit d’initiative de celles-ci, en vue d’un développement durable.

CPV/VOV