Le modèle d’hôpital international est un exemple d’ouverture du secteur de la santé aux capitaux privés. Photo: CVN

 

"Le secteur de la santé du pays n’a jamais reçu autant d’investissements que ces dix dernières années", note un rapport du ministère des Finances déposé récemment au Comité des affaires sociales de l'Assemblée nationale (AN), qui supervise les dix ans de mise en œuvre de la Résolution N°18 de l'AN sur l’ouverture du secteur de la santé aux capitaux privés.

Adoptée le 3 juin 2008, cette résolution a pour but d’élever la qualité des soins. Ces 10 dernières années, le gouvernement a accordé la priorité à la santé en augmentant les budgets, grâce à l'aide publique au développement (APD) et aux emprunts d’État en faveur de l’amélioration du système de santé.

Grâce à ces fonds, hôpitaux, centres de santé et cliniques ont été rénovés et modernisés, certains  atteignant même le niveau régional.

Selon le ministère des Finances, le changement de la subvention des hôpitaux vers le soutien direct aux patients par le biais de l’assurance maladie, a créé une innovation fondamentale dans le financement étatique de la santé, vers l'autonomie financière des établissements de santé.

Après dix ans de mise en œuvre de cette résolution, 100% des établissements publics de santé bénéficient d'une autonomie en termes de responsabilité des tâches, de structure organisationnelle, de personnel et de financement, et ce à trois niveaux : autofinancement total, autofinancement partiel et financement régulier par l'État.

Selon des données du ministre de la Santé, en 2018, le Vietnam comptait 240 établissements de santé autofinancés, 1.250 en situation d’autofinancement partiel et 531 financés régulièrement par l'État.

Les établissements de santé privés se développent rapidement au Vietnam. Actuellement, le pays compte 206 hôpitaux, privés avec plus de 15.470 lits, et plus de 35.000 cliniques privées.

En plus, le Vietnam encourage également la coopération entre secteurs public et privé.

Dans la période 2016-2018, les dépenses de l’État dans le secteur de la santé se sont réduites de 14.688 milliards de dôngs, notamment dans les grandes villes, par exemple Hô Chi Minh-Ville (1.320 milliards de dôngs), Hanoï (520 milliards) et Hai Duong (350 milliards).

Enfin, le réseau de médecine préventive est largement organisé du niveau central au niveau de la commune, 100% des communes disposant de postes de santé. 

CPV/CVN