Transformation des poissons dans une usine. Photo : VNA

 
C'est ce qu'a déclaré le ministre vietnamien de l'Industrie et du Commerce, Tran Tuan Anh, lors d'une conservation téléphonique avec le représentant américain en chef au commerce, Robert Lighthizer, au cours duquel tous deux ont reconnu le développement vigoureux des relations bilatérales dans tous les domaines.

Dans le même temps, ils ont exprimé leur conviction qu'avec une orientation correcte, les relations bilatérales maintiendront une croissance stable, la coopération économique et commerciale étant le pilier et le moteur des liens entre Hanoï et Washington.

Lors de la conversation téléphonique, le ministre Tran Tuan Anh, qui est également président du Conseil du commerce et de l'investissement entre le Vietnam et les États-Unis (TIFA), a exprimé ses vives inquiétudes quant à l'ouverture par les États-Unis d'une enquête sur la politique monétaire de Hanoï et ses importations et utilisation du bois par le pays indochinois, conformément à l'article 301 de la loi commerciale de 1974.

Il a averti que l'enquête entraînerait des effets indésirables, qui non seulement nuiraient aux relations bilatérales, à la confiance stratégique et aux efforts visant à promouvoir la coopération entre les deux pays, mais porteraient également préjudice à des milliers d'entreprises et à des millions de travailleurs et de consommateurs dans les deux pays.

Le Vietnam est actuellement un pays en développement, a-t-il réitéré, soulignant que Hanoï réglemente sa politique monétaire pour contrôler l'inflation et stabiliser la macroéconomie, et n'essaie pas de créer un avantage concurrentiel injuste dans le commerce international.

Il a ajouté que la commercialisation des devises au Vietnam ne vise pas à dévaluer la monnaie nationale, mais plutôt à enrichir les réserves de change, qui ont été inférieures à celles des autres pays de la région, à renforcer la sécurité financière et monétaire nationale, ainsi qu'à consolider la cote de crédit nationale.

Il a également assuré que l'importation et l'utilisation du bois étaient strictement contrôlées, conformément à la législation nationale. En ce sens, il a affirmé que, dans le plus grand respect des lois des deux pays, le Vietnam était disposé à coordonner et à collaborer avec les États-Unis dans l'enquête.

En même temps, il a proposé que les États-Unis mènent l'enquête de manière équitable, rigoureuse et transparente, en tenant compte de toutes les questions connexes et des effets potentiels de toute action, afin de parvenir à des conclusions plus objectives et raisonnables.

Il a exprimé son espoir que les deux parties puissent commodément clore l'affaire et ne pas nuire aux produits vietnamiens.

De son côté, Robert Lighthizer a apprécié le dialogue pratique et efficace mené à travers le TIFA, qui a permis aux deux parties de trouver des solutions appropriées à de nombreux problèmes économiques et commerciaux en peu de temps.

Il a également indiqué que le Bureau du représentant américain au commerce des États-Unis (USTR) enquêtait, compilait et évaluait des opinions sur l'enquête et n'était pas encore parvenu à une conclusion. Il a également écarté certaines informations erronées selon lesquelles l'USTR envisage de taxer les exportations du Vietnam.

CPV/VNA