Photo d'illustration/MOIT

Organisé par la Représentation de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) auprès de l’Union européenne (UE), l’événement a vu la participation des diplomates des 88 ambassades membres de l’OIF basées à Bruxelles. Le Vietnam était représenté par Lê Vinh Thang, ministre conseiller de l’ambassade du Vietnam à Bruxelles.

L’objet du séminaire est de sensibiliser les fonctionnaires et diplomates sur les enjeux de la gouvernance du numérique.

Prenant la parole lors de l’ouverture de l’événement, David Bongard, représentant a.i. de l’OIF auprès de l’UE a souligné qu’à l’heure de la post-Covid, l’impératif de s’attacher à la gouvernance du numérique était devenu encore plus prégnant avec l’accélération considérable de l’usage des technologies de l’information et de la communication (TIC), dans de nombreux pays, afin de compenser les restrictions de mouvements mis en place par les gouvernements pour protéger les populations contre le risque de contamination par le virus.

Ainsi des millions de salariés et de travailleurs indépendants ont commencé à exercer leur activité en partie, voire en totalité, en télétravail. Des millions de personnes se sont mis à l’enseignement à distance, de même qu’aux téléconsultations de santé. Le commerce électronique et la vente en ligne de biens et de services ont explosé. Les technologies numériques ont considérablement fait évoluer les pratiques depuis la survenue de la pandémie, dans les pays développés comme dans de nombreux pays en développement.

D’après M. Bongard, l’accélération de la transformation numérique peut laisser sur le bord de la route de nombreux acteurs, individus, entreprises et États. Les économies en développement, en particulier celles des pays moins avancés, risquent de souffrir d’un fort creusement des inégalités. Donc la priorité de l’OIF vise d’aider ses pays membres à rattraper leur retard et profiter des avantages qu’offrent les technologies numériques. L’ensemble de ces enjeux relèvent de la gouvernance du numérique.

Infrastructures de TIC importantes

Les conférenciers ont discuté de l’importance de développer les infrastructures de TIC pour permettre l’accessibilité de tous à des contenus numériques et l’importance de normes qui garantissent un internet ouvert et neutre, favorisant la découvrabilité, notamment de contenus francophones dans tous les domaines qu’ils soient de nature économique, scientifique, culturelle et autre, aussi bien dans les pays du Nord, en Europe, que dans les pays du Sud, Afrique en particulier.

Ils ont abordé aussi la cybersécurité et traitement des données personnelles : ce thème recouvre l’importance de promouvoir l’amélioration de la protection des données et de la vie privée, aussi bien pour les individus que pour les entreprises et les États, à l’heure de l’émergence de TIC évoluées, de l’intelligence artificielle (IA° et de l’accentuation attendue de la numérisation des économies et des transactions électroniques.

D’ailleurs, la régulation du marché des services numériques demeurait aussi un thème à discuter comme l’enjeu d’un environnement propice au développement des réseaux et services numériques, afin de maximiser le potentiel de croissance de l’économie numérique. Il s’agit de prévenir l’existence d’abus de position dominante sur les marchés et de mettre en place les conditions d’une concurrence équitable qui favorise l’innovation, la croissance et la compétitivité.

S’adressant au correspondant vietnamien à Bruxelles, le ministre conseiller Lê Vinh Thang a affirmé que les informations partagées par les conférenciers constitueraient des expériences précieuses permettant au Vietnam de renforcer la capacité d’action et de régulation sur son  environnement numérique. Ce qui vise à des fins de promotion d’une diversité économique et culturelle et l’importance de développer les compétences numériques des acteurs professionnels issus du monde économique, culturel, scientifique, académique,…  à travers des formations basées sur les besoins./.

CPV/VNA