Les vaccins ne seront plus réservés aux pays riches. Photo: AFP

La Banque mondiale a annoncé mardi l'approbation d'un plan d'aide de 12 milliards de dollars (10,2 milliards d'euros) pour garantir aux pays en développement l'accès rapide aux vaccins quand ils seront disponibles. Cette enveloppe servira à «financer l'achat et la distribution de vaccins, de tests et de traitements Covid-19 pour leurs citoyens», a précisé l'institution de Washington dans un communiqué. Selon elle, cela pourrait permettre de vacciner «jusqu'à un milliard de personnes».

Cette annonce, faite en marge des réunions d'automne de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, intervient alors que deux essais cliniques ont été suspendus en 24 heures. Les laboratoires pharmaceutiques américains Johnson & Johnson et Eli Lilly ont suspendu lundi et mardi des essais cliniques, pour le premier d'un vaccin et pour le second d'un traitement expérimental contre le Covid-19, le temps d'évaluer d'éventuels effets secondaires chez des participants, un nouveau contretemps dans la lutte contre la pandémie qui sévit dans le monde.

La prise en compte des pays en développement

La Banque mondiale compte, avec cette annonce, envoyer «le signal à l'industrie de la recherche et pharmaceutique que les citoyens des pays en développement doivent également avoir accès à des vaccins Covid-19 sûrs et efficaces». Elle apportera, en outre, un soutien technique pour préparer les pays au déploiement de vaccins à grande échelle, en coordination avec les partenaires internationaux.

Ce financement fait partie d'un paquet d'aide du Groupe de la Banque mondiale allant jusqu'à 160 milliards de dollars (136 milliards d'euros) et s'étalant jusqu'en juin 2021 pour aider les pays en développement à lutter contre la pandémie du Covid-19, a également précisé l'institution de Washington.

L'approbation par le Conseil d'administration de la Banque mondiale était attendue puisque le directeur de l'institution David Malpass avait lui-même dévoilé ce projet fin septembre. Il avait alors estimé qu'un vaccin Covid-19 «efficace et sûr» était fondamental pour que le monde puisse rouvrir en toute sécurité. Alors que les vaccins ne sont pas encore commercialisés, il avait aussi relevé dans un entretien au quotidien français Le Figaro, la nécessité d'anticiper «car le processus de distribution d'un vaccin est complexe».

Le Temps