La flamme olympique lors des JO de Tokyo. Photo : AFP


Le président du Comité international olympique Thomas Bach a "clos" les JO de Tokyo lors de la cérémonie de clôture, théâtre du passage de relais avec Paris, hôte des JO 2024, dimanche à Tokyo. "Et maintenant, je dois marquer la fin de ce voyage olympique des plus complexes à Tokyo. Je déclare clos les Jeux de la XXXIIe Olympiade", a déclaré Thomas Bach, quelques minutes avant l'extinction de la vasque olympique.

Anne Hidalgo a reçu le drapeau olympique
Peu auparavant, et conformément à la tradition, la gouverneure de Tokyo Yuriko Koike avait symboliquement remis le drapeau olympique à Thomas Bach, qui l'avait lui-même transmis ensuite à la maire de Paris Anne Hidalgo. Après une décennie de préparation, un an de report, des mois d'incertitudes et deux semaines de compétition, les Jeux de la XXXIIe Olympiade se sont refermés là où ils avaient commencé, le 23 juillet dernier, au stade olympique de Tokyo.

Ils se seront finalement tenus, presque comme si de rien n'était, malgré les réticences - voire l'opposition - d'une partie de la population japonaise. "Nous l'avons fait ensemble", a lancé Thomas Bach. Malgré la crainte liée à la pandémie de Covid-19, dont les variants tiennent toujours la majeure partie de la planète dans l'inquiétude, la compétition majuscule du sport mondial aura, comme à l'accoutumée, accouché de champions (339 titres décernés au total), d'émotions, d'exploits, d'échecs, et d'images - même quasiment sans public dans les tribunes - qui auront permis de satisfaire les diffuseurs télé, autres maîtres d'œuvre du rendez-vous.

La handballeuse française Allison Pineau lors de la demi-finale des JO de Tokyo face à la Suède, le 6 août. Photo : AFP


Seulement 0,02% de cas positifs au Covid-19 par jour au village olympique
Le gouvernement et les différentes autorités japonaises craignaient une dégradation de la situation sanitaire dans le pays, et si celle-ci s'est effectivement tendue pendant la quinzaine, les chiffres de contamination observés au sein de la bulle olympique (0,02% de cas positifs en moyenne chaque jour) ont montré que les mesures prises avaient effectivement empêché tout foyer de contamination au sein du Village olympique.

Les 68.000 étrangers (sportifs, encadrements, médias) venus sur le sol japonais - contre 200.000 habituellement - ont donc pu observer deux semaines de compétition quasi-normales, hormis les restrictions de transport et d'échanges mis en place par le CIO. Au final, les Jeux de Tokyo, présentés comme les "Jeux de la pandémie" resteront dans l'histoire comme les Jeux durant lesquels la question de la santé mentale de sportifs s'est imposée.

Les Jeux paralympiques dès le 24 août
Simone Biles, l'une des stars attendues de la quinzaine, en aura été bien involontairement l'étendard. En révélant au monde ses tourments, la superstar de la gymnastique a ouvert la discussion, sur toutes les formes de pression mentale que les sportifs subissent, souvent dès leur plus jeune âge. Et même pour des champions aguerris, le succès ne fera pas tout. "Il y a tellement de pression. C'est complètement dingue. Je ne me le disais pas pendant la compétition, mais avec le recul, c'est terrifiant", a ainsi confié le nageur américain Caeleb Dressel, cinq médailles d'or à Tokyo.

Le Japon n'en a pour autant par terminé avec un été de sport international. Dès le 24 août, la capitale nipponne accueillera les Jeux paralympiques, qui se tiendront jusqu'au 5 septembre.

CPV/AFP/Europe 1