Le parc national de Bach Ma. Photo: Vnexpress

Le 1er novembre 2021, le Premier ministre Pham Minh Chinh a assisté à l’ouverture de la 26e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP26) à Glasgow, au Royaume-Uni. Dans son discours prononcé à cette occasion, le chef du gouvernement vietnamien a insisté sur le fait que "les phénomènes météorologiques extrêmes et l’élévation du niveau de la mer touchent gravement la sécurité alimentaire, l’approvisionnement en eau, le développement durable et menacent la survie de nombreux pays et communautés. Cet avertissement de la nature nous oblige à agir fortement et immédiatement à l’échelle globale". 

Le Vietnam est l’un des pays les plus vulnérables aux aléas climatiques. Il redouble d’efforts pour à la fois faire face au changement climatique et développer son économie afin d’assurer une meilleure vie à tous ses habitants.

Une approche globale

"Face à cette question mondiale qui concerne tous les habitants de la planète, il nous faut adopter une approche globale", a-t-il déclaré, avant de transmettre trois messages principaux à la communauté internationale.

Premièrement, la réponse aux changements climatiques et la restauration de la nature doivent être la priorité dans toutes les décisions liées au développement, et devenir la norme éthique la plus élevée de toutes les administrations, toutes les entreprises et tous les habitants. Les sciences et technologies doivent agir comme de véritables boussoles et les ressources financières doivent devenir le levier qui permettra l’avènement d’une économie verte, circulaire, durable, inclusive et humaniste. Toutes nos actions doivent se baser sur le respect de la nature et se concentrer sur l’homme qui est l’acteur et même le moteur du développement durable, au sein duquel personne ne doit être laissé pour compte.  

Deuxièmement, tous les pays doivent s’engager plus fermement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, sur le principe des responsabilités communes mais en adéquation avec la condition, le contexte et les capacités de chaque pays.

Troisièmement, le financement climatique, le transfert de technologies et le renforcement des capacités sont essentiels à la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Les pays développés, qui ont eu des émissions élevées dans le passé pour atteindre leur prospérité actuelle, doivent remplir leurs engagements financiers existants et se projeter vers des objectifs financiers encore plus ambitieux pour la période après 2025.

M. Pham Minh Chinh a réaffirmé la ferme ambition du Vietnam de renforcer sa coopération avec ses partenaires internationaux dans des projets de développement durable.

Zéro émission nette d’ici 2050

Bien que le Vietnam soit un pays en développement qui ne s’industrialise que depuis trois décennies, il construira un plan ambitieux et s’engagera à mettre en œuvre des mesures efficaces afin de réduire ses émissions de gaz à effet de serre. 

Grâce au développement des ressources financières et technologiques ainsi qu’au soutien international, le Vietnam entend atteindre l’objectif de zéro émission nette d’ici 2050. Pour y arriver, les experts affirment que le pays doit éliminer des projets nuisibles à l’environnement et développer ses énergies renouvelables.

D’après le Conseil mondial de l’énergie éolienne (Global Wind Energy Council - GWEC), pour obtenir zéro émission nette, le développement des énergies renouvelables comme éolien, solaire ou hydraulique doivent devenir la priorité. En particulier, l’éolien offshore apparaît pour le Vietnam comme une ressource pleine de potentiel. Dans sa Planification de l’électricité VIII, le pays compte élever la production de l’énergie éolienne à 10 GW pour faire de cette ressource un pilier du système d’électricité national.

Les engagements et actions du Vietnam contribuent grandement à l’avènement d’une planète verte et durable pour les générations futures./.

CPV/CVN