Tran To Nga a poursuivi 14 géants chimiques pour la production de l'agent orange déversé par l'armée américaine pendant la guerre au Vietnam. Photo: VNA


Selon un article publié le 7 mai par le journal en ligne Stern, pendant la guerre du Vietnam, un défoliant connu sous le nom d'agent orange a été largement pulvérisé. Les gens ressentent encore aujourd'hui de ses conséquences sur leur santé. Aujourd'hui encore, 6.000 enfants naissent avec des malformations chaque année au Vietnam, a cité Valérie Cabanes, avocat de Tran To Nga.

Tran To Nga qui né en 1942 alors que le Vietnam faisait toujours partie de l'Indochine française, accuse la société américaine Monsanto, détenue par Bayer, d'avoir fourni un défoliant hautement toxique agent orange, que les États-Unis ont largement utilisé entre 1961 et 1971 au Vietnam. La plaignante et les organisations qui la soutiennent souhaitent que la crime de «destruction écologique» soit reconnue internationalement pour la première fois.

Les sociétés ont offert une compensation au demandeur. Mais selon Tran To Nga, ce n'est pas une question d'argent, c'est une question de justice. Pour elle, c’est "le dernier combat" de sa vie. Un spécialiste du cancer a prédit ses cinq ans de vie en 2017.

Deutsche Welle a informé le même jour des conséquences persistants de plus de 45,6 millions de litres de l’agent orange que l’armée américaine avait déversé au Vietnam pendant la guerre. De deux à quatre millions de Vietnamiens sont affectées de manière permanente et au moins 100.000 enfants nés avec des malformations.

Selon la chaîne allemande, un fonds d’une valeur de 180 millions de dollars a été créé en 1984 par sept sociétés chimiques pour indemniser les vétérans américains touchés par l'agent orange. Au cours des 10 années suivantes, le fonds a payé 197 millions de dollars à 52.000 anciens combattants américains. Mais jusqu'à présent, aucune compensation n'a été payée aux victimes vietnamiennes.

CPV/VNA