La famille du garçon sur le chemin vers la maison de la mariée lors du jour du mariage. Photo : VNA

Selon la tradition, il est nécessaire de passer par trois procédés rituels différents pour parvenir à la vie conjugale. D’abord, c’est le Ga noo. Il s’agit de la première rencontre entre les familles des deux promis. Présidé par une entremetteuse (servant d’intermédiaire entre les familles), le Ga noo - organisé chez la fille - réunit parents, frères et sœurs de la fille et du garçon.

Trois mois ou un an après cette rencontre, le mariage officiel, dit Bhro bhiêc, est enfin autorisé. Ce jour, après plusieurs rites réalisés par les parents des mariés et le patriarche du village, on effectue l'abattage rituel d'un buffle pour célébrer le bonheur des mariés. La viande crue est partagée en deux, l’une au service de la préparation d’un banquet donné à tous les villageois et l’autre est répartie entre les proches de la mariée. Durant ce jour important, les villageois assistent entre les danses traditionnelles au rythme des gongs. Il faut bien souligner qu’après le mariage, la mariée reste chez elle et doit attendre la cérémonie de maturité avant de pouvoir quitter sa famille.

Le Pa zùm ou cérémonie de reconnaissance de la maturité des mariés se tient deux ou trois ans après le mariage. La mariée est ramenée officiellement chez le marié pour assister à une cérémonie de reconnaissance. Après ce jour, le couple a enfin le droit de vivre conjugalement chez le mari et d'avoir des enfants.

CPV/CVN