Un médecin se tient dans une tente installée dans la cour de l’hôpital Henri-Mondor, à Créteil (Val-de-Marne), le 6 mars. Photo: AFP


A la sortie du conseil de défense organisé à l’Elysée dimanche soir, le ministre de la santé, Olivier Véran, a annoncé l’interdiction des rassemblements de plus de 1 000 personnes en France. Il a demandé aux préfets de constituer une liste de rassemblements « utiles à l’intérêt de la nation », prenant pour exemple « les manifestations, les concours, les transports en commun », qui seront exemptés d’interdiction.

L’exécutif se prépare au passage au stade 3 de l’état d’alerte, « inexorable » selon Emmanuel Macron mais qui n’est pas encore survenu, comme l’a confirmé Olivier Véran dimanche soir. Contrairement au stade 2, le stade 3, celui de l’épidémie, ne vise plus à enrayer la propagation mais à en atténuer les conséquences.

Le ministre a par ailleurs annoncé le déplafonnement du nombre d’heures supplémentaires pour les personnels hospitaliers, ainsi qu’un assouplissement des conditions d’exercice de la télémédecine. « J’ai décidé de lever l’obligation de passer [en amont] par son médecin traitant (…) avant la réalisation d’une consultation à distance », a déclaré le ministre qui signera lundi un décret en ce sens.

Jusqu’ici, seuls les rassemblements de plus de 5 000 personnes avaient été interdits, ce qui avait déjà entraîné de nombreuses annulations de salons (Mondial du tatouage prévu du 13 au 15 mars à Paris ; Livre Paris, du 20 au 23 mars), concerts, spectacles et représentations sportives.

Un arrêté publié samedi avait ramené la durée d’interdiction au 15 avril, contre le 31 mai initialement. Le ministre n’a pas précisé dimanche les modalités de cette interdiction renforcée, qui pourrait mettre en péril la tenue du match de Ligue des champions Paris-Saint-Germain - Borussia Dortmund mercredi et de celui du Tournoi des six nations opposant la France à l’Irlande, samedi au Stade de France.

CPV/VNA